[Week-end 5 ?? Deja ?? Et oui je sais, le week-end 4 est manquant, il nous rattrapera plus tard si vous le voulez bien].

Tres difficile. Il va m’etre tres difficile de selectionner les meilleures photos, de parler seulement des meilleures choses, car Noosa est un endroit hors du commun. Ou, au moins, hors de mon commun. J’ai passe un samedi extraordinaire !

Je suis partie vendredi : un bus pour aller de Kelvin Grove (campus de la fac) a Roma Street Station, qui connecte trains et bus. Un train qui va jusqu’a Nambour en deux heures – en frolant les Glass House Mountains, dont je vous parlerai a l’occasion entre deux notes de blog. Un bus qui relie, en une petite heure, Nambour a Noosa Heads. Dans ce bus, un ‘loony’ (d’apres le chauffeur de bus) qui m’explique, entre autres, que les bananiers ont ete amenes sur Terre par des extraterrestres car les bananes, c’est tellement bien, bon et nourrissant, que ca ne peut pas venir d’ici. Dans le bus aussi, une cohorte de jeunes francais ebouriffes par leur premiere annee d’ecole d’ingenieur en Picardie, qui hurlent des insanites et sont quelque peu piteux que les oreilles exterieures – les miennes – ont tout compris et se sont bien marrees.Noosaville

En arrivant, c’est la nuit, je check-in (c’est tres chic) dans mon auberge de jeunesse puis mange, en compagnie d’un couple australien fort accueillant, de delicieux fish and chips au bord de la Noosa river, dont je ne vois rien.

Le lendemain, je decouvre ca. Pas trop decue, la fille ! En partant dans l’autre direction, on quitte Noosaville pour aller vers Noosa Heads, avec les plages et l’Atlantique le Pacifique. noosa-8Noosa, c’est un peu le Nice du coin, en beaucoup plus preserve. Le chemin que je suis pour aller vers le centre ville est plein d’hotels et de villas, autour des multiples bassins de Noosa river. Au milieu de Noosa Heads se trouve une grands colline, devenue Parc Naturel. Les maisons sont eparpillees autour, noyees dans du vert…

noosa-9Le Pacifique, ne le nions pas, ca claque. Samedi matin, je me suis baignee, baladee dans la rue commercante qui longe la plage, j’ai achete des livres – sachant qu’a l’aller j’excedais deja la limite des 20 kilos, le retour va etre difficile !  L’eau, tres transparente sur les premiers metres, est pleine de petits poissons – et d’apprentis surfers, Noosa tenant sa reputation du surf. Sur cette plage, Noosa beach, surtout des debutants.noosa-971

Puis l’apres-midi je me suis assez longuement baladee dans le parc national, colline surplombant l’eau. J’ai vu des tortues, des lezards, mais pas de koala alors que…

C’etait toujours bluffant, cette vue de l’ocean depuis de petites falaises :

noosa-48C’est a ce moment la que le mot “extraordinaire” s’est impose a mon esprit pour qualifier a la fois cet endroit, et ma journee !

Le plus beau etait quand meme la vue obtenue depuis le haut de la colline finale, vue sur une plage plus difficile d’acces et, d’apres mon guide de voyage, appreciee des nudistes pour la finesse de son sable. noosa-71

La plage des surfers confirmes est plus loin, je n’ai pas pousse jusque la. Le samedi soir, je me suis couchee tres tot, faisant tres clairement ma vieille conne. Dans mon dortoir de 6 personnes, il y avait le premier soir 3 neo zelandais genre tout-jeune-tout-bronze-tout-surfeur-qui-disent-pas-bonjour-la-cervelle-toute-vide (si, si, ca correspond a un type existant et assez developpe dans ce genre de lieux), et trois autres personnes – dont une dormant sur un matelas par terre. Donc, les 3 craignos ne repondant pas a mon bonjour, nous nous sommes gaiement ignores le premier soir. Le samedi soir, deux donzelles debarquent (des anglophones de je-ne-sais-pas-ou-mais-pas-des-Australiennes-je-crois), du genre blondes-cheveux-longs-savamment-emmeles-bronzees-tres-cool-mais-qui-feront-quelque-chose-de-leur-vie-tout-de-meme.

Dand ce climat, moi, mes 24 ans, mon livre causant d’Aborigenes et mon envie de dornir, nous faisions tache. Je n’en voulais donc absolument pas a tous ces jeunes fretillants d’hurler comme savent le faire les humains dans la periode des amours. Neanmoins, parler a haute voix et rigoler a 3h30 du matin, sans meme faire semblant de chuchoter, ca m’exapere un poil ou deux.  Bilan des courses : un garcon dans le lit d’une des deux filles, et apres meme pas quatre heures de sommeil ils se sont tous reveilles, pas frais-frais mais prets pour une nouvelle journee de joie et de rencontres. Ils m’epuisent, ces jeunes. En tout cas, j’ai resolu le mystere de la reproduction anglo-saxone : ils viennent tous, tels les saumons remontant le courant, a Noosa ou le micro bikini est de mise, ou les shorts sont hot hot hot, et les rencontres faciles. Puis advienne que pourra. noosa-1231

Le dimanche, donc, rebelote je me baigne dans une plage moins peuplee que la veille. Il n’est pas tres tard, mais le soleil est deja incroyablement dur ! A tel point que je vais assez rapidement fuir et que j’ai bu des quantites d’eau difficilement imaginables.  Les habituees de la plage, elles, ne semblent pas pretes de decamper :

noosa-126Au retour, bus (avec les memes Francais), train, pieds… Dans le bus je rencontre une charmante brisbanaise de 60 ans, qui a vecu a Noosa pendant un certain temps, avec qui je papote trois heures (bus + train, alors que Noosa n’est qu’a 150 petits kilometres de Brisbrane !) et qui me parle beaucoup de France et surtout de Paris et Versailles.

Un excellent week-end, reellement; j’en suis revenue completement epuisse, et impatiente d’y retourner !